Télévision

La télévision québécoise tire principalement ses revenus de quatre sources :

  • la vente de temps d’antenne aux annonceurs (publicité) ;
  • les sommes versées par les gouvernements aux chaînes publiques en vertu des crédits parlementaires prévus dans les budgets adoptés par les législatures fédérale et provinciales ;
  • ce que les téléspectateurs paient pour avoir accès aux services spécialisés auxquels ils s’abonnent (comme RDI, Vrak TV, TVA Sports, Séries + et Super Écran) et ce qu’ils déboursent à l’unité pour regarder l’une ou l’autre des émissions des services sur demande (tels Indigo, illico). Ces montants sont perçus par les distributeurs (Vidéotron, Bell, Cogeco, etc.) qui les répartissent entre les propriétaires de ces services ;
  • les sommes octroyées directement ou par l’intermédiaire de crédits d’impôt aux producteurs indépendants par les gouvernements et les distributeurs.

La vente de temps d’antenne

Les recettes que les services privés et publics de télévision — généraliste et spécialisée1— tirent de la publicité au Québec se situent à 486 millions de dollars en 20202, alors qu’elles atteignaient 545 millions l’année précédente et 694 en 2014. Elles n’ont jamais été aussi faibles depuis l’année 2000. Il faut dire qu’à partir de mars 2020, plusieurs secteurs de l’économie ont souffert de fermetures et des autres mesures de confinement rendues nécessaires par la pandémie. Ainsi, de 2014 à 2020, les revenus publicitaires se sont amenuisés de 30 %, pendant que l’Indice des prix à la consommation (IPC) gagnait 7,6 %3 et le produit intérieur brut (PIB) 5,4 %4. Et depuis 2003, le produit intérieur brut du Québec (PIB) s’est accru de 24,4 %5 et l’IPC de 29,6 %, tandis que les annonceurs dépensent aujourd’hui dans ce média 103 millions de moins qu’alors (-18 %).

1. Revenus publicitaires de la télévision au Québec

Sources : Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Relevés statistiques et financiers – Télévision traditionnelle, Services facultatifs et sur demande et Services de télévision payante, à la carte, VSD et d’émissions spécialisées. Ces dernières données excluent les résultats de CPAC, Météomédia, Télétoon, Illico sur demande et Vu! qui sont considérés comme des services bilingues.

La télévision était depuis de nombreuses années le véhicule auquel, dans leur ensemble, les publicitaires accordaient la plus large partie de leurs budgets. Mais les plateformes numériques non médiatiques6 les devancent depuis 2015, obtenant 59 % de ces budgets en 2020, alors que la télévision en recueille 21 %. La radio et les quotidiens suivent avec, respectivement, 9 % et 7 % de ces achats.

En 2020, les dépenses des annonceurs en publicité à la télévision québécoise se répartissent ainsi : environ la moitié (49 %) va aux réseaux privés généralistes (incluant les stations de langue anglaise), une tranche de 21 % bénéficie à Radio-Canada, pendant que la part de la télévision spécialisée de langue française atteint 31 % (à l’échelle de l’ensemble du Canada, la part de CBC/Radio-Canada est de 8 % alors que celle des canaux spécialisés s’élève à 44 %). Au Québec, le partage de l’assiette publicitaire varie peu depuis 2015. Pendant les années qui ont précédé, la partie dévolue au secteur généraliste privé s’est affaiblie au profit de celle des services spécialisés, dont le nombre a toutefois augmenté pendant la période. On en compte en effet 14 en 2002, 25 en 2010, 34 en 2015 et 33 depuis 2017 (disparition du Canal Argent).

2. Répartition des revenus publicitaires à la télévision québécoise

Sources : CRTC, diverses éditions du Rapport de surveillance des communications et Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Relevés statistiques et financiers – Télévision traditionnelle, Services facultatifs et sur demande et Services de télévision payante, à la carte, VSD et d’émissions spécialisées. Ces dernières données excluent les résultats de CPAC, Météomédia, Télétoon, Illico sur demande et Vu! qui sont considérés comme des services bilingues.

Voyons ce qu’il en est maintenant en termes de dollars. À 237 millions de dollars en 2020, les recettes publicitaires des stations privées généralistes du Québec n’ont jamais été aussi faibles au cours des 25 dernières années. Il s’agit de diminutions de 14 % par rapport à 2019 et de 43 % depuis le sommet atteint en 2005.

3. Revenus publicitaires de la télévision généraliste privée au Québec

Sources : Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Télévision traditionnelle, relevés statistiques et financiers.

En parallèle, les revenus que les spécialisés de langue française tirent de la vente de temps d’antenne se sont accrus de façon marquée presque chaque année jusqu’en 2014. Ils s’élevaient alors à 211 millions de dollars, mais ont baissé depuis pour atteindre 146 millions en 2020. Il n’empêche qu’ils ont plus que triplé depuis l’année 2020. Comme nous l’avons déjà indiqué, le nombre de services a toutefois beaucoup augmenté. On en comptait 9 en 1997 comparativement à 33 en 2020.

4. Revenus publicitaires de la télévision spécialisée de langue française

Sources : CRTC, diverses éditions du Rapport de surveillance des communications et Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Relevés statistiques et financiers – Télévision traditionnelle, Services facultatifs et sur demande et Services de télévision payante, à la carte, VSD et d’émissions spécialisées. Ces dernières données excluent les résultats de CPAC, Météomédia, Télétoon, Illico sur demande et Vu! qui sont considérés comme des services bilingues.

Les recettes publicitaires du réseau généraliste de langue française de Radio-Canada ont quant à elles diminué de 31 % depuis leur sommet de 150 millions enregistré en 2014. Elles se situent maintenant à 103 millions de dollars, soit le niveau qu’elles atteignaient pendant la première moitié de la décennie 2000.

5. Revenus publicitaires de la télévision généraliste de la langue française de Radio-Canada

* Jusqu’en 2009, le CRTC n’offrait pas de données spécifiques au Québec pour Radio Canada. Nous utilisons donc les données pour la télévision généraliste de langue française de Radio-Canada pour les années antérieures.

Sources : CRTC, Rapport de surveillance des communications (jusqu’en 2008), puis CRTC, Télévision traditionnelle, relevés statistiques et financiers.

La publicité représente 85 % des recettes de la télévision privée généraliste québécoise : il en va autrement pour le service public et les canaux spécialisés. Les crédits parlementaires constituent la principale source de financement de la télévision publique, alors que les services spécialisés comptent surtout sur ce que les usagers paient en frais d’abonnement et pour les productions consommées à la carte.

Les crédits parlementaires

Radio‑Canada a reçu en 2019-2020 un peu plus de 1,1 milliard de dollars du Parlement canadien pour l’ensemble de ses activités7. soit un montant équivalent à l’année précédente, mais qui équivaut à une augmentation de 10 % par rapport à 2016-2017 et de 18 % comparativement à 2015-2016. Une somme de 680 millions est consacrée au secteur de la télédiffusion généraliste (services de langue anglaise et de langue française), dont 271 millions au Québec8. Ces montants sont similaires à ceux de l’année antérieure. Le financement public représente 67 % des revenus d’exploitation des stations généralistes de Radio-Canada au Québec (73 % pour le Canada). Pour sa part, le gouvernement du Québec a versé 71 millions à Télé-Québec pour ses dépenses de fonctionnement en 2020-20219. Cette somme correspond à 72 % des entrées de fonds du diffuseur pour cette même année.

Abonnements

Les services spécialisés de langue française tirent 76 % de leurs recettes des abonnements. Après avoir augmenté année après année (ils ont plus que doublé de 2006 à 2016), ces revenus ont baissé de 10 % depuis. Le déclin a également commencé en 2017 à l’échelle canadienne, mais est un peu moins prononcé puisqu’il atteint 4,7 %. Près du quart (22 %) du financement de l’industrie francophone est attribuable à la publicité. Son apport a glissé à 146 millions en 2020 après un sommet de 211 millions en 2014. Il s’agit d’une diminution de 31 % en l’espace de six ans10.

Télévision généraliste vs spécialisée

Globalement, la télévision spécialisée bénéficie de revenus de plus en plus importants. Ils ont atteint 667 millions de dollars en 2020 pour les services de langue française, comparativement à 279 millions pour les diffuseurs privés généralistes du Québec. Pour les premiers, il s’agit d’une hausse de 31 % par rapport à 2010, alors que les généralistes privés ont plutôt connu une baisse de 35 % au cours de cette période. Jusqu’en 2007, les recettes de la télévision généraliste dépassaient celles des canaux spécialisés de langue française. C’est l’inverse depuis, et l’écart ne cesse de grandir.

6. Revenu de la télévision privée au Québec

Sources : Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Relevés statistiques et financiers – Télévision traditionnelle, Services facultatifs et sur demande et Services de télévision payante, à la carte, VSD et d’émissions spécialisées. Ces dernières données excluent les résultats de CPAC, Météomédia, Télétoon, Illico sur demande et Vu! qui sont considérés comme des services bilingues.

En ce qui concerne la profitabilité11, le secteur généraliste privé québécois a encaissé des pertes pour chacune des sept dernières années (BAII négatif de 53 millions ou -23 % en 2020), alors qu’il avait toujours enregistré des bénéfices de 1997 à 2013. De manière cumulative, les pertes atteignent 157 millions depuis 2014 en dépit d’une réduction des dépenses d’environ 100 millions dont 23 ont trait aux émissions.

De leur côté, les spécialisés de langue française accumulent les profits depuis 1997. Leur marge bénéficiaire se situe à 11 % en 2020, soit 10 points de pourcentage de moins qu’en 2014. Exprimés en dollars, ces bénéfices ont chuté de 65 %, soit de 146 millions en 2014 à 71 en 2020. Les recettes baissent plus rapidement que les dépenses. Notons au passage la bataille que se livrent BCE et Québecor dans le domaine du sport : le profit de RDS (propriété de BCE) est passé de 45 millions en 2014 à 8 millions en 2020, pendant que TVA Sports (propriété de Québecor) enregistrait une perte de 10 millions de dollars en 2020. Ce service n’a jamais été rentable depuis son lancement en 2012.

La télévision spécialisée parvient année après année à dégager des marges supérieures à celles des stations privées généralistes opérant au Québec.

7. Marges bénéficiaires de la télévision privée au Québec

Sources : Statistique Canada, Industries de la télédiffusion (jusqu’en 2009), puis CRTC, Relevés statistiques et financiers – Télévision traditionnelle, Services facultatifs et sur demande et Services de télévision payante, à la carte, VSD et d’émissions spécialisées. Ces dernières données excluent les résultats de CPAC, Météomédia, Télétoon, Illico sur demande et Vu! qui sont considérés comme des services bilingues.

Des profits plus importants permettent à la télévision spécialisée d’injecter davantage d’argent dans son offre de programmes, ce qui peut accroître ses parts de l’écoute et ses revenus publicitaires. Les généralistes, au contraire, doivent restreindre leurs dépenses. En fait, malgré l’inflation, les sommes que celles du Québec consacrent aux émissions canadiennes sont inférieures en 2020 à celles de 2005. Pendant la période plus récente allant de 2015 à 2020, elles ont retranché 4 % à leurs investissements en programmation d’ici, pendant que les spécialisés (particulièrement les chaînes de sport en 2020) les réduisaient de 12 %. Ces derniers services y ont tout de même affecté 390 millions en 2020, dont 176 pour des émissions sportives. Du côté des généralistes il s’est agi d’un montant de 173 millions. Mentionnons, pour compléter le tour de piste, que la dépense de même nature pour Radio-Canada s’élève à 205 millions au Québec.

Soutien financier aux producteurs indépendants

Précisons que d’autres sommes soutiennent la production d’émissions canadiennes de télévision par des entreprises indépendantes des diffuseurs (dans la plupart des cas, ces sociétés ne peuvent être apparentées à TVA, Bell Média ou Radio-Canada pour en bénéficier). Cela permet aux diffuseurs publics et privés, généralistes et spécialisés, d’acquérir ces émissions à un prix inférieur à leurs coûts. Les deux paliers de gouvernement accordent, en effet, à la fois des subventions et des crédits d’impôt à ces producteurs. Les propriétaires de services de distribution épaulent également de tels projets. Ils se conforment en cela aux règles du CRTC qui les obligent à consacrer 5 % de leurs revenus bruts annuels au soutien de la production télévisuelle canadienne. Le Fonds des médias du Canada (FMC) répartit l’aide directe du gouvernement fédéral et une grande part de celle des services de distribution attribuable à cette exigence du CRTC. Le FMC a disposé de 347 millions de dollars en 2020-2021, dont 161 millions versés par le gouvernement fédéral. Le reste provient en majeure partie des distributeurs par câble, satellite ou autres moyens (187 millions). La contribution de ces derniers évolue à la baisse, tout comme leurs revenus. Ottawa s’est engagé à compenser ces pertes de manière à maintenir la somme totale disponible.

Le FMC circonscrit son aide aux quatre genres d’émissions jugées plus susceptibles d’être porteurs d’une certaine valeur culturelle pour les Canadiens et dont la rentabilité est plus difficile à assurer. Il s’agit des émissions de fiction, des documentaires, des émissions pour les enfants et pour les jeunes, ainsi que des émissions de variétés et des arts de la scène. Il s’intéresse aussi de plus en plus à l’Internet. En effet, il réserve des sommes pour des contenus et applications exclusivement numériques et tient compte des dérivés Internet associés aux productions télévisuelles traditionnelles dans l’attribution de financement. Le FMC a créé divers programmes, dont le plus important est celui dit convergent, auquel une somme de 295 millions était rattachée en 2020-2021. Même si l’aide découlant de ce programme est versée aux producteurs, ce sont les diffuseurs qui choisissent, en en acquérant les droits, quelles émissions seront soutenues. Chacun d’entre eux, incluant Radio-Canada, dispose d’une enveloppe dont la taille varie notamment en fonction des auditoires rejoints par les émissions subventionnées au cours des trois années précédentes. L’apport financier du FMC aux créations francophones canadiennes a atteint 107 millions en 2020-2021.

Il existe un crédit d’impôt fédéral permettant aux producteurs d’être remboursés à hauteur de 25 % de leurs dépenses de main-d’œuvre admissibles pour les émissions qui appartiennent aux mêmes genres que ceux prévus au FMC, ainsi que les magazines télévisés et les émissions éducatives. Contrairement au FMC, cette formule n’est pas limitée par une enveloppe budgétaire maximale. La somme totale attribuée dépend du nombre de projets soumis et de leurs coûts. La mesure fiscale représenterait un investissement d’environ 260 millions de dollars dans les émissions canadiennes en 202112.

De son côté, le programme québécois équivalent offre aux entreprises québécoises de recouvrer généralement 32 % des dépenses de main-d’œuvre admissibles pour les mêmes types d’émissions. Le crédit est bonifié s’il s’agit d’une production régionale, si elle intègre des effets spéciaux ou de l’animation informatique, ou si elle ne bénéficie d’aucune aide financière provenant d’un organisme public. Pour l’année 2020-2021, le coût de cette norme fiscale avoisine 130 millions de dollars.

L’Observatoire de la culture et des communications du Québec estime que l’ensemble du soutien public équivaut à 40,2 % des dépenses liées à la production télévisuelle13 indépendante au Québec en 2019-202014. La contribution se divise ainsi : le crédit d’impôt provincial représente 15,4 % des frais, celui du Canada 10,2 %, la partie du Fonds des médias du Canada provenant du gouvernement fédéral 13 %, la SODEC 0,7 %, Téléfilm Canada 0,4 % et, enfin, l’ONF, les commandites et autres sources 0,5 %. Toutes formes confondues, cette aide publique s’élève à 269 millions de dollars au Québec.

De son côté, le CRTC a créé le Fonds pour les nouvelles locales indépendantes (FNLI) en télévision dont les activités ont débuté en septembre 2017. Les entreprises de distribution de radiodiffusion doivent y verser 0,3 % de leurs recettes brutes (compris dans le 5 % mentionné précédemment). Au Québec, en 2020, les stations privées de langue française n’appartenant pas au Groupe TVA ont ainsi reçu 6,8 millions15.

Enfin, pour contrer la baisse de revenus engendrée par la pandémie, plusieurs télédiffuseurs canadiens ont obtenu un soutien financier totalisant 102 millions de dollars en 2020 en vertu du programme de Subvention salariale d’urgence du Canada. Les entreprises ont comptabilisé ces sommes comme une diminution de leurs dépenses.

Mise à jour : mai 2022

Notes

[1] Nous ne tiendrons compte que des services de langue française, parce que le Québec est leur principal marché. Les services sur demande ne peuvent présenter de messages publicitaires.

[2] Calculs du Centre d’études sur les médias à partir de diverses éditions de relevés statistiques et financiers du CRTC concernant la télévision traditionnelle de même que les services facultatifs et sur demande. Les années courent du 1er septembre au 31 août suivant. Ces données ne tiennent pas compte des revenus en ligne. Ceux-ci sont estimés à 39 millions pour l’année 2020.

[3] Institut de la statistique du Québec (2022), Comptes économiques des revenus et dépenses, Édition 2021, https://statistique.quebec.ca/fr/fichier/comptes-economiques-des-revenus-et-depenses-du-quebec-edition-2021.pdf ; Indice des prix à la consommation : https://statistique.quebec.ca/fr/document/indice-prix-consommation-ipc/tableau/indice-des-prix-a-la-consommation-ipc-indice-ensemble-canada-quebec-rmr-montreal-quebec-moyennes-annuelles.

[4] Le PIB du Québec a reculé de 5,5 % en 2020 par rapport à l’année précédente en raison du confinement.

[5] Institut de la statistique du Québec, Principaux indicateurs économiques conjoncturels, données annuelles. https://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/economie/index.html.

[6] Il s’agit principalement de Google, Facebook, Amazon et YouTube.

[7] Nous ne tenons pas compte des crédits parlementaires pour le fonds de roulement ni pour l’amortissement des immobilisations qui totalisent 111 millions.

[8] Les services spécialisés ICI RDI, CBC News Network, ICI ARTV, ICI EXPLORA et documentary ne reçoivent aucune aide de l’État. Ils doivent s’autofinancer.

[9] Nous avons choisi de ne pas utiliser la donnée pour l’année financière 2019-2020 car elle ne comportait que 7 mois d’exercice.

[10] Certains services de vidéo en ligne tels Illico et Netflix se financent aussi par des abonnements. Nous en traitons dans la section portant sur les médias numériques.

[11] Bénéfice avant intérêts et impôts (BAII).

[12] Ministère des Finances du Canada, Rapport sur les dépenses fiscales fédérales 2021.

[13] Cela englobe les productions télévisuelles de fiction, les magazines et les variétés, ainsi que l’ensemble de l’animation, des courts et moyens métrages de fiction et des documentaires à l’exception des longs métrages documentaires qui ont reçu une accréditation de la SODEC aux fins du programme de crédit d’impôt du Québec. Il s’agit de la production indépendante.

[14] Observatoire de la culture et des communications du Québec, Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec en 2021.

[15] Le CRTC oblige toutes les stations de télévision généraliste voulant vendre du temps d’antenne dans leur marché local à y couvrir l’actualité. Toutes celles du Québec sont dans cette situation, même si V Télé diffusait ces bulletins en dehors des heures de grande écoute. Noovo, qui a remplacé V, a repris la diffusion de tels bulletins aux heures de grande écoute à la fin du mois de mars 2021.