Radio

Une très grande proportion (86 %) des Québécois écoutent la radio pendant au moins un quart d’heure pendant la semaine1. Quelque 70 % le font lors de transport, la moitié à la maison, 15 % au travail et 6 % en d’autres lieux. La majeure partie de l’écoute se produit toutefois au foyer : 47 %. Celle qu’on réalise pendant un déplacement en représente 29 % et celle au travail 22 %.

Le nombre d’heures consacrées en moyenne à la radio chaque semaine est en baisse depuis plusieurs années tant au Québec que dans l’ensemble du Canada. De 2008 à 2019, son écoute a fléchi de 56 % chez les 12-17 ans et les 18-24 ans, de 41 % chez les 25-34 ans, de 33 % chez les 35-49 ans et de 22 % chez les 50 ans et plus. L’exposition à ce média croît avec l’âge.

1. Écoute hebdomadaire de la radio au Québec en fonction du groupe d’âge, 2008 et 2019

Source : Données BBM de l’automne 2008 extraites de l’édition 2010 du Guide annuel des médias publié par Infopresse, et données Numeris de l’automne 2019. Méthode des cahiers d’écoute.

Un regard sur la période plus récente (2019 par rapport à 2018) montre que la tendance baissière est toujours en place tant pour les 12 ans et plus que chez les 18 ans et plus. De façon plus particulière, on remarque un recul pour les 12-17, les 18-24 et les 35-49, alors qu’on note un regain de popularité au sein des 50-64 ans.

2. Écoute hebdomadaire de la radio au Québec en fonction du groupe d’âge, 2018 et 2019

Source : Données Numeris de l’automne 2019. Méthode des cahiers d’écoute.

On fréquente la radio davantage en semaine que les fins de semaine. On fréquente la radio davantage en semaine que les fins de semaine. Les hommes y passent un peu plus de temps (15 heures par semaine) que les femmes (14,7 heures).

Les stations francophones les plus écoutées sont celles, plus nombreuses, où la musique prédomine. Lorsqu’il y en a plusieurs dans un même marché, celles-ci se distinguent les unes des autres en adoptant des styles différents : adulte contemporain, succès de l’heure, rock moderne, succès classique, etc. Les stations dites à prépondérance verbale sont tout de même créditées de 37 % de l’écoute, dont 19 % pour ICI Radio-Canada Première2

Environ le quart des Canadiens de langue française (20 %) déclarent s’être informés à la radio au cours de la dernière semaine et 4 % l’identifient comme leur principale source de nouvelles3. De façon plus circonscrite, les stations locales de radio ont été utilisées par 18 % d’entre eux à des fins d’information : 10 % uniquement par les modes traditionnels, 4 % exclusivement en ligne et 4 % des deux manières. Ces ratios étaient similaires lors de la première enquête en 2016. Les moins de 35 ans sont proportionnellement moins nombreux que leurs aînés à y avoir recours pour suivre l’actualité (22 % versus 27 %). Le média est également plus populaire auprès des hommes que des femmes. À titre de comparaison, mentionnons que la télévision constitue la principale source d’information pour près de la moitié de ces francophones.

Services audio en continu et diffusion en ligne

Les radios diffusant de façon traditionnelle perdent des auditeurs au profit de services sur Internet. On peut dorénavant écouter un grand nombre de stations ou d’émissions en ligne, soit de manière continue, soit en sélectionnant des émissions proposées en fichier balado. Ces contenus ne sont pas nécessairement des productions nationales. Les Canadiens de 18 ans et plus consacrent 8,1 heures par semaine à l’écoute de services de diffusion audio en continu par Internet4. C’est presque une heure de plus qu’en 2017 et 4 heures de plus qu’en 2013. Cela fait en sorte que l’écoute totale de contenu audio est en hausse d’un peu plus d’une heure sur l’ensemble de la période, en dépit d’une baisse de celle en mode plus ancien.

3. Évolution de l’écoute de la radio en mode traditionnel et de celle de l’écoute des services audio en continu de 2013 à 2018, Canadiens de 18 ans et +

Source : Données de Numeris (sondages d’automne par cahiers d’écoute) et de l’Observateur des technologies médias (OTM), rapportées dans diverses éditions Rapport de surveillance des communications du CRTC.

À l’échelle du Canada, deux francophones sur dix écoutent la radio traditionnelle en mode continu (par Internet) sur une base mensuelle. La proportion est plutôt d’un sur dix en ce qui concerne les balados, parmi lesquels on trouve bon nombre de productions qui ne sont pas diffusées en mode habituel. La proportion d’anglophones est similaire au regard de la radio traditionnelle numérique pendant qu’elle est du double quant à la baladodiffusion. Cette dernière pratique semble en progression chez les Canadiens dans leur ensemble alors qu’elle paraît avoir atteint un plateau en ce qui a trait à l’écoute en continu. Soulignons que Québecor exploite une radio qui n’est accessible que par Internet. Qub propose des contenus originaux de même que des rediffusions audio d’émissions d’information du réseau télé TVA.

4. Évolution de la proportion de Canadiens de 18 ans et + ayant écouté en continu la radio traditionnelle en ligne*, de 2010 à 2018

* Au cours du dernier mois.
Source : Données de l’OTM, rapportées dans diverses éditions du Rapport de surveillance des communications du CRTC.

 
5. Évolution de la proportion de Canadiens de 18 ans et + ayant écouté de la baladodiffusion*, de 2010 à 2019

* Au cours du dernier mois. Les données pour l’année 2017 ne sont pas rapportées.
Sources : Données de l’OTM, rapportées dans diverses éditions du Rapport de surveillance des communications du CRTC, et OTM, Aperçu des grandes tendances, janvier 2020.

L’utilisation de services musicaux personnalisés tels Spotify, Amazon Music, Apple Music et autres Google Play Music accapare aussi une partie du temps qui était auparavant consacré aux radios conventionnelles. La pratique a été adoptée par un Canadien sur trois, qu’il soit de langue française ou appartienne à la communauté anglophone. Le recours à de tels services semble encore en progression.

5. Évolution de la proportion de Canadiens de 18 ans et + ayant écouté des services sonores personnalisés*, de 2011 à 2017

* Au cours du dernier mois.
Source : Données de l’OTM, rapportées dans diverses éditions du Rapport de surveillance des communications du CRTC.

Les services musicaux personnalisés comme Spotify, Amazon Music, Apple Music et autres Google Play Music accaparent aussi une partie du temps qui était auparavant consacré aux radios conventionnelles. La pratique a été adoptée par près de quatre Canadiens sur dix (38 %), mais elle est moins répandue chez les francophones. De plus, le recours à de tels services semble encore en progression au sein de la communauté de langue anglaise alors qu’il paraît plafonner parmi les francophones.

6. Évolution de la proportion de Canadiens de 18 ans et + ayant écouté des services sonores personnalisés*, de 2011 à 2018

* Au cours du dernier mois.
Source : Données de l’OTM, rapportées dans diverses éditions du Rapport de surveillance des communications du CRTC.

Enfin, la radio par satellite fait pareillement concurrence aux services conventionnels. Un francophone sur dix y est abonné. C’est le double au sein de l’autre communauté linguistique. Ces proportions sont plutôt stables depuis quelques années. Les utilisateurs de langue française y consacrent 6,3 heures en moyenne par semaine, les anglophones 9,4 heures.

7. Évolution de la proportion de Canadiens de 18 ans et + abonnés à la radio par satellite, de 2010 à 2017

Source : Données de l’OTM, rapportées dans diverses éditions du Rapport de surveillance des communications du CRTC.

Mise à jour : août 2020

Notes

[1]. Ces données sur l’écoute de la radio en mode traditionnel ainsi que celles qui suivent proviennent de Numeris, automne 2018 et 2019, 12 ans et plus, méthode des cahiers d’écoute.

[2]. Données de Numeris (sondage d’automne 2018 par cahiers d’écoute) rapportées dans le Rapport de surveillance des communications 2019 du CRTC.

[3]. Source : Enquête 2020 du Reuters Institute for the study of journalism et du Centre d’études sur les médias. Échantillon de 1001 francophones dont 95 % résident au Québec. Sondage en ligne auprès d’internautes ayant affirmé avoir eu accès aux nouvelles au cours du mois précédent.

[4]. Cela inclut l’écoute en continu de stations de radio traditionnelles.