Télévision

On compte actuellement 32 stations de télévision qui émettent des signaux numériques par voie hertzienne à partir du Québec. Vingt-quatre d’entre elles appartiennent à des intérêts privés : les autres sont opérées par les services publics de Radio-Canada et de Télé-Québec. Les principales stations privées sont affiliées au réseau français de Radio-Canada, ou diffusent les programmations de V (anciennement TQS) ou de TVA du côté francophone, et de CTV, Global ou CITY pour les anglophones. Comme elles offrent une programmation variée (information, dramatiques, émissions pour enfants, variétés, magazines divers…), elles sont considérées comme faisant de la télévision généraliste. À Montréal, les gens peuvent aussi capter la chaine ICI (International Channel/Canal International), qui diffuse une programmation à saveur multiculturelle, ainsi que le Canal Savoir, télévision éducative publique appartenant à Télé-Québec.

Il existe également des canaux qui œuvrent dans des créneaux bien précis : le sport, l’information, les émissions pour enfants, l’histoire, la musique, etc. Ce sont les canaux spécialisés. Pour les regarder, il faut être abonné à un service de câblodistribution, à un service de radiodiffusion directe par satellite ou à des services utilisant le protocole Internet (IPTV). Le nombre de ces canaux de langue française est passé de cinq en 1991 à 34 actuellement, notamment en raison de l’éclosion des services de distribution numérique, qui permettent de distribuer un plus grand nombre de canaux. Les abonnés à l’un ou à l’autre des systèmes de distribution peuvent aussi écouter des services payants tels Super Écran et Cinépop (tarification mensuelle) ou des émissions à la carte, proposées notamment par Indigo (facturation selon la consommation). Certains distributeurs offrent également, depuis l’automne 2002, des services de vidéo sur demande pour les abonnés à leurs services numériques lorsque la technologie le permet. D’autres services comme Tou.tv (Radio-Canada), Club Illico (Vidéotron) et Netflix proposent des émissions et des films accessibles par Internet et sans contraintes horaires. Ces services en ligne ne sont l’objet d’aucune régulation du CRTC. Finalement, on retrouve à petite échelle plusieurs dizaines de stations communautaires, les plus connues étant celles du réseau MAtv, opéré par Vidéotron (Québecor).

Outre ces services canadiens, le CRTC autorise les entreprises de distribution de radiodiffusion tels Bell Satellite, Vidéotron et Cogeco à offrir à leurs abonnés quelque 346 services non canadiens de télévision : 144 de langue anglaise, 25 de langue française et 177 d’autres langues. Un certain nombre d’entre eux proviennent des États-Unis, mais la très grande majorité vient d’ailleurs dans le monde. Pour recevoir l’assentiment de l’organisme de règlementation, la chaine doit remplir deux conditions :

  • être parrainée par une entreprise de distribution qui aura préalablement perçu un intérêt de foyers localisés sur son territoire ;
  • ne pas entrer en concurrence avec un service spécialisé ou payant canadien, si sa programmation est en français ou en anglais.

Mise à jour : avril 2019